Handicap : faire le choix de l'alternance

O.A, Journaliste
publié le 21 juillet 2014
Véritable tremplin pour l’emploi, l’alternance semble séduire depuis quelques années, aussi bien les entreprises, que les candidats. Confrontées au fait que la majorité des travailleurs handicapés n’ont pas le niveau Bac, les entreprises choisissent l'alternance pour mieux identifier les profils et les former en fonction de leurs besoins. Côté candidats, ce type de formation présente également des avantages, ils bénéficient d’une formation théorique et professionnelle, tout en percevant un salaire. Néanmoins, malgré un nombre croissant d’entreprises à la recherche d’alternants, faire le choix de l’alternance nécessite d’avoir un projet professionnel cohérent, de connaître les organismes d'accompagnement et les entreprises qui recrutent.

Où dois-je me renseigner ?

Si vous êtes en situation de handicap, plusieurs organismes sont à votre disposition pour vous renseigner. La première étape est de vous adresser à la MDPH de votre région et de leur présenter votre projet de formation. A ce propos, Il est conseillé d’avoir un projet professionnel cohérant, notamment de connaitre le secteur dans lequel vous souhaitez travailler et les entreprises qui recrutent.

Trouver une entreprise ou un organisme d’accueil est de plus en plus difficile, car les critères de sélection sont très exigeants et la concurrence entre les candidats est de plus en plus forte. Les CAP Emploi sont également à votre disposition pour vous accompagner et vous aider à construire votre projet professionnel. Vous pouvez également contacter l’Agefiph qui vous accompagnera également dans vos démarches et vous renseignera notamment sur les différentes aides financières. Enfin, Pôle Emploi dispose d’un dispositif dédié aux personnes en situation de handicap ( Handipass) et met en place des partenariats avec des grandes entreprises qui recrutent, comme par exemple Carrefour, ERDF, Eiffage etc. 

Par conséquent, n’hésitez pas à vous informer directement auprès des entreprises, c’est le moyen le plus efficace pour se faire une idée précise sur son futur métier, ses avantages et ses inconvénients. A savoir, que la majorité des grandes entreprises comme EDF, ERDF, Capgemini, Ratp, Siemens, Orange etc. disposent d’une mission handicap et recrutent chaque année de nombreux alternants du niveau CAP au Bac+5. 
 
Les deux principaux contrats
 
La formation en alternance est un contrat de travail de type particulier. Elle permet aux candidats d’alterner des périodes d’acquisition de savoir-faire en entreprise et des périodes de formation théoriques dispensées en centre de formation. Il existe deux types de contrats en alternance, le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation.

Le contrat d’apprentissage, est destiné aux jeunes de 16 à 25 ans (il n’y a pas de limite d’âge pour les personne en situation de handicap). Ce contrat permet d’obtenir un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique ou d’un titre répertorié. Il peut être exercé partout en France, dans un centre de formation d’apprentis (CFA). La durée du contrat peut varier en fonction de la formation choisie, de 12 mois à 36 mois. Celle-ci est portée à 4 ans pour les personnes en situation de handicap.

Il comporte les mentions obligatoires suivantes : la date de début du contrat, la durée, le diplôme préparé, le salaire, les horaires de travail, l'adresse de l'établissement de formation. Le contrat d'apprentissage fixe les engagements respectifs des trois partenaires.

Concernant la rémunération, elle est calculée en fonction de l’âge et du niveau d’étude. Durant la formation l’apprenti perçoit un salaire calculé en pourcentage en fonction du Smic, entre 25 et 78 %.

Le contrat de professionnalisation est un CDD (contrat à durée déterminée) s’adresse à des jeunes âgés de 16 à 25 ans qui souhaitent acquérir une qualification professionnelle, dans n’importe quel domaine. Les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus peuvent également bénéficier de ce dispositif.

Les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou aux personnes ayant bénéficié d’un contrat unique d’insertion (CUI). Toutes les entreprises, en dehors de la fonction publique, peuvent accueillir des jeunes en contrat de professionnalisation.

La période de professionnalisation (la formation en alternance) est comprise entre 6 et 12 mois. Quand la branche professionnelle l’autorise, le contrat peut être prolongé jusqu’à 24 mois, par exemple pour préparer un BTS (brevet de technicien supérieur). Dans le cadre d’un CDI, l’action de professionnalisation se déroule en début de contrat mais la grande majorité des contrats de professionnalisation sont des CDD.

En cas d’échec aux épreuves, maladie, maternité, accident du travail ou défaillance de l'organisme de formation,  le contrat peut être renouvelé une fois. A propos de la rémunération, elle est calculée également en fonction de l’âge et du niveau d’étude. Durant la formation l’alternant perçoit un salaire calculé en pourcentage en fonction du Smic, entre 55 et 100 %.